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Le procédé de production de biogaz de La Chapelle-Neuve

   

La méthanisation est un progrès clé dans la transition énergétique vers un avenir plus durable, qui permet de convertir les déchets organiques  agricoles en énergie renouvelable. Cette technologie offre de nombreux avantages environnementaux, tels que la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la production d’engrais naturels, ainsi que des avantages sociaux et économiques, tels que la création d’emplois locaux et la promotion d’une économie circulaire, tout en fournissant au territoire une énergie pilotable.

Concrètement, le projet vise à produire du biogaz à partir de 52,7 tonnes/jour de déchets organiques uniquement agricoles, grâce à une unité de méthanisation collective de taille humaine. Ce projet permettra de produire 11 GWh/an de biogaz injecté dans le réseau de distribution à 116 Nm3/h*, suffisamment pour chauffer l’équivalent de 2 500 logements neufs (consommant chacun 4400 kWh/an) tout en valorisant les résidus solides issus de la méthanisation pour les transformer en fertilisants naturels. Cela réduira la dépendance aux engrais chimiques (d’origine fossile) et contribuera à une agriculture plus durable. 

En favorisant les circuits courts économiques et énergétiques, le projet permet une utilisation efficace des ressources locales tout en contribuant à une transition énergétique durable. La conversion des déchets organiques en biogaz et en fertilisants naturels réduira la dépendance aux énergies fossiles, créera des emplois locaux et diminuera les émissions de gaz à effet de serre.

* : Nm3 signifie « normo mètre cube », unité de mesure du volume d’un gaz à 0°C et 1 atmosphère.   

Schéma du projet de méthanisation : 

             100% Agricole 

Méthanisation_schéma_LCN

La spécificité exclusivement agricole du projet est due au fait que l’un des associés exploite sa ferme en Agriculture Biologique (AB). 

Le cahier des charges des cultures en Agriculture Biologique impose l’utilisation d’effluents  d’élevages NON industriels. Il en est de même pour le digestat.

Le digestat issu de la méthanisation est autorisé en AB, à la seule condition qu’AUCUN intrant ne soit industriel.

C’est le cas du projet de La Chapelle-Neuve qui tire sa force de la maîtrise des intrants exclusivement originaires des exploitations (non industrielles) des associés. Aucun partenariat avec des industriels n’est possible et envisagé pour assurer cette spécificité locale et 100% agricole.

Cette autonomie sur les intrants est un gage de sécurité économique pour les institutions bancaires qui sont engagées dans le financement du projet.

75%_Engrais_renouvelable

Le processus naturel de la méthanisation agricole est assuré par les micro-organismes naturellement présents dans les effluents d’élevage.

Le procédé qui dure plus de 80 jours à 40°C permet la minéralisation de l’azote organique des effluents.

Il est attendu une réduction de 75% des intrants d’engrais chimiques ou fossiles nécessaire à la croissances des plantes.

Pourquoi le site est stratégiquement situé à La Chapelle-Neuve ( Morbihan 56 ) ?

   

Localisation_Pourquoi_Keriven_LCN

Le lisier est la seule matière agricole pompable qui rentre dans le procédé de méthanisation. En positionnant le site à Keriven en La Chapelle-Neuve , nous agissons sur la réduction de l’empreinte carbone du transport des lisiers. Le site n°1 de Simon représente 40% des effluents produits par les élevages laitiers quotidiennement, soit environ 10 t/jour, qui n’ont pas besoin de logistique pour rentrer dans le procédé. Dit autrement, 22% des volumes totaux d’intrants n’ont pas besoin de transport.

Le site ainsi localisé, évite 213 transports /an de lisiers à exporter.

Le site de production est ainsi idéalement centré par rapport aux flux logistiques de lisiers, mais aussi par rapport aux différents sites exploités par les agriculteurs.

Ainsi, une tonne d’effluent parcourt seulement 5,1 km en moyenne pour rentrer dans le procédé alors qu’une CIVE (Cultures  Intermédiaires à Vocation Énergétique) fait 9,3 km.

5,40 transports /jour ouvré sont, en moyenne annuelle, en transit sur le site pour apporter des effluents ou CIVE ou pour exporter le digestat.

Les 2 exploitations historiques et associées au projet génèrent 2.02 trajets /jour ouvré sans passer par le centre du village. 

Nous produisons ainsi 846 kWh/km d’effluent transporté pour une consommation de gazole de 10 kWh/km. Dit autrement, le ratio « énergie renouvelable produite /énergie fossile consommée » = 85. 

1.2% d’énergie fossile est nécessaire dans 100% d’énergie renouvelable produite, concernant les effluents.

Le ratio pour les CIVEs est de 264.

0.4% d’énergie fossile est nécessaire dans 100% d’énergie renouvelable produite, concernant les CIVEs.

Le projet ( à La Chapelle-Neuve : 979 habitants en 2022 )  prévoit des installations qui respectent les distances réglementaires aux tiers. 

 

 Quid des odeurs agricoles ?

   

Dans le cadre de son engagement pour la méthanisation, l’entreprise TiNERZH a réalisé une étude olfactive préalable autour du futur site d’installation à La Chapelle-Neuve, une région imprégnée d’une riche histoire agricole. Cette étude a mis en évidence la présence des odeurs caractéristiques de la campagne liées aux activités agricoles.

Une étude comparative sera menée après la mise en service de la méthanisation 100% agricole afin de garantir la préservation de l’identité olfactive locale. Les habitants pourront ainsi constater que les odeurs demeurent inchangées, étant donné que les intrants utilisés seront identiques à ceux déjà présents dans les exploitations agricoles environnantes.

Le méthaniseur Biogaz de la Vilaine ( aux abords de Chavagne : 4 268 habitants en 2020, et proche de La Vilaine ) exploite son site depuis 2021 sans aucune nuisance locale relevée par les riverains. 

 Quelles mesures pour préserver l’environnement ?

   

Protection_environnement

Le site de production est prévu sur un terrain opposé au bassin versant incluant une zone de protection du biotope. 

Conformément à la législation, l’imperméabilisation sous les cuves sera réalisée pour prévenir de potentielles fuites. La MTD (Meilleure Technique Disponible) choisie pour assurer cette étanchéité lors de la construction sera partagée avec les autorités compétentes. Ceci permettra d’éviter tout rejet non maîtrisé dans l’environnement.

Pour garantir la sécurité et préserver l’environnement, notre projet de méthanisation prévoit des mesures rigoureuses. Les cuves seront équipées de doubles vannes de sécurité dotées de capteurs de positions. Afin d’assurer une manipulation précise des vannes lors des opérations d’expédition, un dispositif de sécurité prévoit la fermeture obligatoire de 2 vannes en amont et en aval de la lagune de traitement des eaux pluviales souillées pendant les périodes de soutirages de digestat pour les épandages. Ces 2 fermetures seront 2 prérequis pour autoriser l’ouverture des cuves pour leurs soutirages. Un système automatisé de contrôle des capteurs de sécurité  supervisera l’ensemble du processus de chargement. Des vannes manuelles (qui doublent les vannes automatiques) seront fermées en cas de fuite sur le site dans l’attente du pompage pour traitement. Tout risque de pollution est ainsi éliminé.

Nous mettrons en place des procédures de gestion et de maintenance pour assurer périodiquement le bon état et fonctionnement des capteurs et vannes.

En conjuguant le respect strict des procédures d’expédition et l’utilisation de systèmes de contrôle avancés, notre site sera sécurisé et servira d’exemple en matière de préservation de l’environnement.

Nous sommes conscients que la sécurité de l’environnement ne peut pas être considérée comme une option. Elle exige de nous de ne faire aucun compromis pour sa préservation. Ainsi, notre priorité est de mettre en place des mesures de protection environnementale qui garantissent la sécurité des individus, des écosystèmes et de la planète dans son ensemble. 

L’utilisation de digestat sans odeur pour remplacer le lisier traditionnel s’inscrit dans une démarche de continuité des pratiques responsables déjà établies pour l’épandage du lisier de bovin. Cette approche, alignée avec les engagements réglementaires antérieurs, vise la préservation de la biodiversité, en particulier pour la protection de la mulette perlière. Il est important de souligner que les limites d’épandage définies en 2021 continueront d’être appliquées avec rigueur, affirmant ainsi un engagement soutenu pour la sauvegarde de l’eau, des sols et du vivant dans sa globalité. 

Quels impacts pour l’emploi local ?

   

Emplois_directs_indirects

De manière directe, le projet emploiera 2 salariés sur le site TiNERZH. A cela, il faut ajouter 3 emplois qui se répartiront entre la CUMA de l’Evel et l’ETA Thomas FRANÇOIS pour assurer l’implantation et la récolte des CIVE et le transport des effluents et digestats.

Pendant la construction du site, il est prévu l’emploi (sur une année) de 18.8 personnes équivalent temps plein (ETP).

Le projet génère ainsi 5 emplois locaux, non délocalisables.

 

Implantation d’un méthaniseur agricole et transparence pour le marché immobilier

maison_main

 

L’étude réalisée en 2020 par Quelia, accompagné d’Artelia et Segat, permet de constater que l’implantation de méthaniseurs agricoles est transparente pour le marché immobilier à proximité. 

Pour consulter la plaquette ou l’étude complète, cliquer ICI : https://2050.eco/immobilier/

Flash_code_Etude_Quelia

 

Ou flashez ce code

Arbre

Pour faciliter l’intégration paysagère, le projet prévoit l’implantation de haies bocagères et arbres, ce qui améliora l’intégration visuelle tout en séquestrant du carbone.